|
Les
participants à la conférence «Pour une politique
dasile sensible à la dimension homme - femme en Europe»,
qui sest déroulée à Bruxelles les 11
et 12 juin 1998, ont convenu à lunanimité de
la nécessité dintroduire des changements positifs
dans le processus de lasile afin que les droits inscrits dans
la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés
et dans les autres instruments juridiques internationaux relatifs
aux droits humains soient pleinement respectés pour les femmes
demandeurs dasile et réfugiées.
Les
participants ont reconnu que la Convention de Genève de 1951
et le Protocole de 1967 demeurent la base ferme et universellement
acceptée pour la protection de ceux qui ont été
forcés de quitter leur pays à cause de menaces sérieuses
à leurs droits et libertés fondamentales. Les participants
se sont accordés sur la nécessité dune
mise en uvre uniforme, libérale et souple des instruments
existant sur le thème des réfugiés, prenant
dûment en compte les persécutions liées au genre,
y compris celles perpétrées par des agents non étatiques.
Des formes complémentaires de protection devraient sajouter
aux instruments existant pour les réfugiés et être
réservées aux personnes qui fuient leur pays pour
échapper à la violence aveugle en cas de guerres et
de conflits et qui nécessitent une protection.
Les
participants ont salué le processus dharmonisation
de lUnion européenne en matière dasile.
A cet égard, ils ont exprimé leur souhait que le processus
soit ouvert et transparent, quil tienne compte des besoins
et des droits des femmes demandeurs dasile et réfugiées,
et naboutisse pas à une harmonisation des procédures
et des normes minimales en matière dasile qui constituerait
le plus petit commun dénominateur entre les Etats parties.
|