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Mon monde : Visions du féminisme du 21ème siècle

 

L’exposition

Posté le 13 septembre 2010

In Chambers « À huis-clos » par Charlotte Draycott

1er prix

La jeune avocate qui s’habille symbolise le moment où la femme oscille entre sa féminité, sa jeunesse et l’identité que lui impose sa toge d’avocate. Elle explore la tension entre la présentation traditionnelle des institutions judiciaires anglaises et leur réalité moderne. Je me suis intéressée à l’absence historique des femmes dans le système légal. Ce portrait, comme les autres de la série, veut remettre en question les conventions conservatrices du portait au sein des institutions judiciaires. J’ai grandi au sein des tribunaux, je me suis donc sentie obligée de me plier aux codes masculins des conventions implicites dans le portrait juridique traditionnel, qui remontent en grand partie au 21ème siècle. En conservant l’esthétique picturale et la toge, le portrait célèbre ces jeunes femmes modernes. J’étais mue par le désir de représenter ce qui ne l’est pas, dans l’intention d’évoquer de nouveaux sentiments dans les portraits.

« Working Girls » par Aurore Martigoni

2ème prix

En Italie comme dans le reste de l’Europe, on constate un fossé femmes-hommes significatif en termes de possibilités et de participation au marché du travail. Ma recherche est une exploration des histoires des femmes qui ont choisi des métiers traditionnellement « masculins ». Ce projet n’est pas parti de l’intention de lancer une polémique féministe, mais bien d’une réflexion presque anthropologique sur le rôle des femmes dans le monde du travail contemporain. « Working Girls » devient un portrait de la société actuelle, vue et racontée par une femme. Certaines de ces professions restent fortement masculines, ce n’est plus le cas pour d’autres ; d’autres encore sont simplement spéciales et considérées comme masculines par certain-e-s, ambivalentes par d’autres. Cette analyse entraîne alors une discussion sur où commence le masculin et où finit le féminin, mais également et plus particulièrement sur les idées préconçues qui sous-tendent ces conceptions.

« Nacimiento de mi hija » par Ana Alvarez-Errecalde

3ème prix

L’image de la femme n’est pas celle d’une protagoniste ni d’une héroïne, mais d’une personne atteinte d’une maladie, déchaînée, quelqu’un qui a besoin d’aide. Une fois de plus, la femme est vue comme un objet, et les objets ne saignent pas. En réfutant l’idée de fragilité qui est inculquée par la culture, je voulais me montrer avec le plein contrôle de mon expérience. Je suis debout, le placenta est encore à l’intérieur de moi. Mon bébé est relié à moi par le cordon ombilical, et je fais comme je veux, je décide quand j’arrête, prends la photo et me montre. A un niveau plus historique, je veux lever le voile, montrer une maternité moins virginale. Une maternité vue sous l’angle de l’archétype de la femme primale, la femme-bête à laquelle RIEN n’est interdit. Montrer une maternité non pas vue au travers des yeux d’Eve (le châtiment divin : tu enfanteras dans la douleur et dans le sang) mais de ceux de Lucy, la première humanoïde.

« Remède » par Lisa Castagner

Une jeune femme semble essayer d’hypnotiser sa compagne, qui regarde avec indifférence un anneau suspendu à une corde, peut-être figé par son expression froide. Les deux femmes sont habillées chic, en tailleur, se fondant dans l’environnement insipide de l’entreprise. Le foulard que porte la fille qui semble hypnotisée et le titre du cliché mettent en avant un drame, qui traite avec ironie les points communs des deux filles. Ici, l’intégrisme islamique est présenté non comme un spectre de différence ou de menace, mais sous la forme d’un foulard impeccable, avec l’interaction entre les deux femmes ambiguës : la position de l’hypnotiseuse sur un tabouret bas donne l’impression qu’elle essaie à tout prix de convaincre sa compagne de la rejoindre dans son fantasme de maîtrise, au lieu d’une narration directe sur l’Islam contre une identité asiatique occidentalisée.

« Pause » par Lisa Castagner

Ces photos visent à mieux faire comprendre les identités des femmes et leurs relations dans le cadre de ma propre expérience, dans mon propre contexte socio-économique. C’est ce que reflètent « Remède » et « Pause », au travers de la dynamique subtile et pourtant forte des femmes issues de différentes cultures, avec différents privilèges, tout cela inscrit dans un environnement occidental commercialisé. « Pause » est la suite de « Remède », utilisant un autre environnement ambivalent pour une mise en scène dans laquelle deux femmes, sans doute des travailleuses, font une pause ou se reposent. Les professions de ces femmes ne sont pas claires, mais on a une impression d’hygiène, avec le gant en polythène que porte l’une d’elles, ainsi qu’une allusion larvée à la violence. L’horloge ne nous dit pas si c’est le jour ou la nuit, mais le malaise général qui émane des deux femmes indique un travail de type « service continu ».

« Piégée » par Erika Szostak

J’ai choisi de porter un masque sur cette photo car les masques symbolisent la performance. Si le genre est à la fois interprété et interprétatif, alors les rôles femmes-hommes peuvent être les masques que nous n’avons pas d’autre choix que de porter. En outre, plus les femmes remportent des victoires économiques et professionnelles, plus les exigences quant à notre apparence semblent devenir élevées. Avec la prévalence croissante des troubles alimentaires et de la dépression chez les adolescentes (qui sont officiellement les plus déprimées de toute la population) et une telle banalisation de la chirurgie esthétique que les spécialistes ont nommée « un impératif moral et culturel féminin », le masque représente le seul type de visage que les femmes sont autorisées à montrer au monde : lisse, sans âge, banal, fade.

« Manifestante contre le G20 » par Louise Whittle

Il s’agit ici d’une manifestante, photographiée devant la Banque d’Angleterre à Londres le 1er avril 2009, lors des manifestations contre le G20. Elle est face à une rangée de policiers, me tourne le dos ; ses bras sont étendus dans un signe de défi aux officiers de police masculins.

« Le substitut » par Dawn Woolley

Mon travail est une enquête sur l’acte de regarder et d’être regardé-e. En faisant référence à la psychanalyse, à la phénoménologie et au féminisme, j’étudie ma propre expérience de devenir un objet regardé, tout en tenant compte de l’expérience de celui-celle qui me regarde en tant que femme, et en tant qu’objet photographique. Mon but est de remettre en question la nature de la représentation et de l’idéalisation de ces scènes provocantes à dessein. En produisant un travail qui fait de moi un objet, on pourrait avancer que je renforce les images stéréotypées du corps féminin, mais c’est au contraire le mâle actif qui est trompé dans son étreinte. Il y a suspension de l’incrédulité au sein du public spectateur, qui veut voir simultanément l’image et le corps. La nature explicitement sexuelle du corps contraint le spectateur au voyeurisme, uniquement pour se révéler lui-même un objet inanimé.

« Contes de fées » par Jill O’Meara

« La Belle et la Bête »

La ‘Belle’ a gardé toutes les caractéristiques physiques du conte : belle, bien habillée et parfaite ; mais sa personnalité est très différente. Elle est puissante, dynamique et contrôle la ‘Bête’. Elle ne recherche pas l’homme parfait mais une occasion de prouver à son père qu’elle est plus que la femme de quelqu’un, une femme très indépendante qui non seulement mérite une meilleure vie, mais peut aussi se protéger elle-même ainsi que sa famille.

« Alice au pays des merveilles »

Dans ce conte, Alice boit une potion magique qui la fait grandir pour atteindre 3 mètres. Le rôle traditionnel des femmes en tant qu’épouses et mères n’a pas disparu mais a été réinventé au 21ème siècle. Aujourd’hui, on s’attend à ce qu’elles jonglent avec tous les aspects de leur vie, elles sont tenues pour responsables des éventuels échecs dans leur vie de famille ou professionnelle. Les femmes doivent presque se dédoubler pour accomplir ces deux tâches avec succès, ce qui fait le lien avec le conte de fée.

« Blanche-Neige »

Dans ce conte, Blanche-Neige constituait une menace pour la sorcière en raison de son extraordinaire beauté. La beauté est-elle un motif pour empêcher une femme de progresser dans la société ? Il s’agit d’une forme de harcèlement sexuel/basé sur le genre. Au 21ème siècle, une législation stricte protège les femmes.

« Poucette »

Poucette est une personne très forte. Elle est minuscule dans ce monde immense, mais cela ne l’empêche pas de réussir sa vie. C’est une femme indépendante qui a créé son propre petit monde, en fonction de ses besoins. Elle est proactive, déterminée, et de ce fait capable de surmonter les obstacles pour se constituer un environnement dans lequel elle s’épanouit. Elle est l’icône parfaite d’une féministe du 21ème siècle, quelqu’un dont on doit être fièr-e et dont on peut s’inspirer.

« Le Centre islamique » par Alessandra Quadri

L’Italie est devenue un point d’entrée en Europe pour nombre d’immigré-e-s musulman-e-s des pays d’Afrique du Nord. D’ordinaire, les hommes arrivent les premiers, trouvent du travail et lorsque leur situation s’est stabilisée, ils font venir leurs femmes (épouses et filles). Ces femmes arrivent dans un pays dont elles ne connaissent rien, où elles n’ont aucun contact avec d’autres femmes, et, souvent, elles subissent une ségrégation dans leur propre foyer et une oppression encore pire que dans leur pays natal. Le Centre italien pour la culture islamique est l’un des rares endroits où les femmes musulmanes peuvent s’exprimer librement (sur cette photo, un groupe de femmes s’adonne à la danse du ventre dans l’allégresse, dans l’une des salles du centre), mais surtout où elles peuvent se retrouver, apprendre à se connaître les unes les autres et échanger opinions et idées.

« Alquimia »par Ana Alvarez-Errecalde

La robe symbolise l’illusion, l’amour, le commencement. Elle représente la propriété alchimique de la transformation. Le normal devient extraordinaire. Que deviennent les illusions lorsque la robe est rangée ? Que se passe-t-il lorsque le mariage fait partie du passé ? Qu’est-ce qui reste quand on n’est plus la protagoniste principale ? Comment résister à la médiocrité du foyer ? Un poème est l’élément alchimique qui ramène la magie de la transformation dans une poignée de robes oubliées. Au niveau personnel, j’ai réalisé cette exposition à partir d’un poème écrit par l’une de mes sœurs (BanySol Alvarez-Errecalde 1965-2007) récemment décédée, transformant la douleur de son absence en union et en complicité.

« Double »par Ana Baidan

Qu’est-ce-qui caractérise le 21ème siècle ? La vitesse, la chance, la faculté d’adaptation, la force intérieure (et extérieure !). À quoi ressemble donc la femme du 21ème siècle ? Elle doit être courageuse, ambitieuse, flexible, forte, capable de faire ses propres choix et de tenir bon. Mais est-elle dès lors vraiment féminine, ou sa féminité émane-t-elle justement de toutes ces qualités réunies ?

« Europe » par Peggy Theile

Mon monde se distingue par le contact avec des femmes aux personnalités très différentes. Chaque jour, je constate qu’il est possible de réunir toutes ces femmes, quels que soient leurs intérêts et leurs idéaux, leurs avis et leurs goûts, leurs forces et leurs faiblesses, et de générer une incroyable solidarité et une dynamique de groupe. C’est la raison pour laquelle j’ai photographié mes modèles dans des vêtements apparemment standardisés et en harmonie les unes avec les autres, sans toutefois gommer les différences et la diversité. La palette de mes modèles inclut le type masculin, athlétique, la diva vaniteuse et la carriériste sûre d’elle. Les photos montrent comment les femmes, grâce à leur assurance, à leur créativité et à leur humour, peuvent conquérir le monde, même des domaines supposément masculins comme le secteur financier. Les femmes ne sont pas à la traîne des hommes, même dans le monde professionnel et les relations sociales, au contraire ! Les femmes européennes ont travaillé dur mais sans compromis. L’Europe est sur la bonne voie.

« Plus jamais le silence » par Stella Pellegrini

En 2010, nous, les femmes, devons lutter âprement pour obtenir ce que nous voulons toutes : une véritable égalité femmes-hommes. Les femmes ne sont plus des objets, elles ne sont plus des poupées silencieuses. Avec cette photo, je cherche à illustrer comment chaque jour nous luttons fièrement, pour nous-mêmes et pour nos droits. Nous ne devons plus nous taire, et garder nos lèvres scellées, nous devons être capables de dire « Je suis une femme et fière de l’être ! ». Cette photo s’intitule « Plus jamais le silence » : c’est le message que j’adresse aux femmes comme moi, mais c’est aussi un message contre ceux et celles qui font taire les femmes tous les jours, en détruisant leurs identités. Même s’il reste encore beaucoup à faire, et si beaucoup de femmes ne seront pas en mesure de réagir, c’est à elles, par-dessus tout, que j’envoie un message par le biais de cette photo : plus jamais le silence !

« Variation sur un cadavre » par Lisa Castagner

La qualité spectrale des modèles de Castagner ne doit pas être confondue avec la passivité ; dans chaque œuvre, c’est la présence du modèle qui semble générer l’activité physique, un centre immobile autour duquel assumer les fictions de la féminité, en révélant des histoires de perturbation domestique et de séductions d’un autre monde. Dans cette nouvelle série, les héroïnes assouvissent leurs fantasmes d’agression, quoiqu’avec des gestes mesurés, contenus. Quant au visage qui se détourne du/de la spectateur-rice dans « Variation sur un cadavre », Castagner répond à l’imagerie gênante du/de la spectateur-rice par une absence d’expression lisse qui semble se moquer des notions de maîtrise et de masculinité, un miroir déformant qui concrétise l’imaginaire et reconceptualise le quotidien. « Je laisse la femme seule explorer son corps dans l’environnement impersonnel du foyer moderne ; elle est en porte-à-faux par rapport à cet environnement quelque peu hostile, mais tire sa force de son intimité avec sa propre chair. »

« Identités » par Riikka Käkelä-Rantalainen

Pour moi, le véritable féminisme moderne signifie qu’une femme peut être femme ainsi qu’une citoyenne égale, une personne, une épouse, une amie et une collègue. La féminité n’est plus quelque chose qu’il faut cacher ou essayer de rejeter pour atteindre l’égalité. Je crois et j’espère qu’en Finlande, nous sommes enfin en train d’y arriver. Un exemple de ce progrès est qu’ici, une femme peut être mère, porter un enfant, lui donner le jour et s’en occuper, et rester une membre à part entière et égale de la société. Même en tant que mère, une femme a le droit d’avoir une vie professionnelle, de faire carrière et de faire la différence. C’est le message de cette photo : une mère allaite fièrement son enfant sur les marches de notre parlement, sur la Mannerheimintie, l’une des artères les plus fréquentées de notre capitale.

« Portrait » par Marina Paulenka

Le sujet de ce travail de recherche est la femme et sa position dans la société. Tout est photographié à la lumière des studios, ce qui donne un aspect dramatique à ces portraits classiques avec une pointe d’inattendu. Les portraits avec des connotations complexes et une apparence glamour sont contrebalancés par un détail inattendu : un peu de terre répandue, du sang, un vers, des cils inversés. Je voulais ainsi montrer un certain manque d’esprit dans les événements humains quotidiens dans lesquels les gens, très souvent, ne remarquent même pas l’absurdité des choses ; ils passent donc leur vie à rêver. Ainsi, ils ne résolvent jamais certains problèmes cruciaux qui les empêchent d’avancer. Ils restent dans leur rôle de marionnettes au sein de la société dans laquelle ils vivent. J’étudie la relation entre la beauté et sa perte, le fait de grandir et d’entrer dans l’âge adulte, la perte des rêves, l’importance des femmes dans le monde actuel, la sous-estimation des femmes dans le monde des hommes d’affaires.

« La cueillette des fleurs sauvages » par Aletheia Casey

Une jeune fille cueille des fleurs au sommet d’une colline dans les Marches, en Italie, avec sa mère et ses sœurs. Pendant ce temps, le père est dans la voiture familiale et boit du vin.

La famille a émigré de Tunisie il y a quelques années pour s’installer dans une petite ville italienne. Par ce soir d’été, les filles courent librement, cueillent des fleurs sauvages qui poussent le long de la route. Leur mère les regarde avec circonspection. La jeune fille ici court et joue sans contrainte, elle respire la liberté.

Le mouvement féministe a lutté pour beaucoup de choses, mais l’une de ses convictions les plus importantes et les plus fondamentales était celle de la libération, c’est-à-dire la liberté. La liberté par rapport aux inégalités, celle de faire ses propres choix, de vaincre l’injustice et les idées fausses, enfin, la liberté de vivre comme une égale dans toutes les sociétés. Les actions et le sens de la libération qui émanent de cette petite fille rappellent ce que le mouvement féministe est parvenu à réaliser, et montrent de la plus simple des manières certaines convictions fondamentales du féminisme et de l’égalité femmes-hommes.

Peut-être cette enfant caractérise-t-elle la liberté que ressentent beaucoup de femmes dans certaines régions du monde aujourd’hui, grâce aux combats des générations précédentes. La petite fille sur cette image montre son goût de la vie comme quelque chose de tangible, que l’on peut atteindre, et son sens de la liberté est visible. Nous espérons qu’il s’agisse là d’un signe positif pour l’avenir du féminisme et de l’égalité femmes-hommes, et que cette égalité et la liberté que l’on ressent en tant qu’enfant se poursuive à l’âge adulte, pour les femmes de toutes les cultures.

« Confort de mouvement » par Zsofia Pilhal

La femme du 21ème siècle est érudite, mais n’est pas plongée en permanence dans les livres. Elle s’inspire de son environnement, elle est sensible et tolérante ; elle connaît ses droits et elle chérit sa liberté. Elle porte une robe noire simple et confortable, mais elle ne veut pas être sexy pour n’importe qui. Elle n’a pas besoin de hauts talons. Elle est consciente de son image, irrésistible, toujours en mouvement. Dans cet autoportrait, je me dirige vers la porte, la lumière, je laisse symboliquement derrière moi mes livres, les sciences anciennes, les concepts bizarres, les philosophies rigides, je m’ouvre au monde. Je me sens à l’aise, je n’ai pas peur.

« La princesse qui enfanta un chien » par Darina Hlinková

Le projet, intitulé « Contes de fée italiens », est basé sur le réalisme magique des contes de fée d’Italo Calvino. Les modèles–actrices – ont choisi spontanément leurs rôles et joué l’intrigue de l’histoire. J’ai travaillé avec elles non seulement comme photographe ou comme metteure en scène, mais également comme participante à cette thérapie photographique. Une séance photo durait une heure, une autre presque toute une journée, en fonction des personnalités des participantes, de la manière dont elles pouvaient s’ouvrir ou se fermer aux autres pendant le spectacle, dont les femmes sélectionnées parvenaient à résoudre leurs problèmes en jouant des rôles. Nous nous sommes servies des costumes et des rôles pour libérer nos émotions, pour nous cacher derrière un masque, pour nous sentir plus détendues. Cette image montre la thérapie photo de deux sœurs confrontées à de graves problèmes familiaux, provenant d’orientations sexuelles différentes, etc. Ma vision du féminisme du 21ème siècle s’appuie sur l’espoir que nous serons suffisamment fortes pour être nous-mêmes et ne pas nous cacher derrière un masque.

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